Quelques découvertes à la Fiac 2013

C’est sa quarantième édition : voici la FIAC nouvelle ! Plus de 180 galeries y sont présentes dont deux-tiers en provenance de France et des pays européens. Comme l’année dernière, l’espace majestueux de la nef est réservé aux galeries établies. L’étage supérieur est quant à lui dédié aux jeunes galeries, qui s’alignent dans un corridor sans fin, invisible depuis le rez-de-chaussée. Ce qui frappe d’emblée, c’est l’importance retrouvée de la peinture et de la sculpture. On compte peu d’installations, de vidéos.  La FIAC se fait aussi plus sage, moins trash, moins élitiste. Sauf à l’étage, où dans un accrochage dépouillé, les galeries émergentes misent souvent sur un art minimaliste, assez ennuyeux… Mais en bas, sous la grande verrière, le regard s’arrête fréquemment, séduit, intrigué.  Parmi nombre de belles œuvres, j’ai pu admirer des grandes toiles de Marc Desgrandchamps, un double portrait de Kehinde Wiley, un stand muséographique dédié à Serge Poliakoff, un arbre monumental sculpté par Ai WeiWei, un triptyque d’Annette Messager…

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Fabien Merelle, Twist, 2013, Encre et aquarelle sur papier, 28,2 x 21 cm.

Et comme chaque année, j’ai fait quelques découvertes… J’ai remarqué chez Praz-Delavallade les dessins de Fabien Merelle, diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris en 2006, ancien pensionnaire de la Casa Velazquez à Madrid. Dans un style réaliste et minutieux, avec une pointe d’humour noir et d’irrévérence, il dessine à l’encre et à l’aquarelle des scènes imaginaires, des instantanés de la vie réelle.

Peinture d'Omar Ba

Peinture d’Omar Ba

J’ai aussi aimé les peintures du jeune artiste Sénégalais Omar Ba, à la Galerie Anne de Villepoix. Omar Ba peint sur carton un univers exubérant, où les couleurs vives, les formes simplifiés se détachent sur un fond noir austère. Au-delà de l’aspect naïf du trait, l’artiste évoque le monde africain actuel, avec ses enjeux de pouvoir, ses rêves, ses difficultés.

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Martin Dammann, Mining in Despair, Aquarelle et crayon sur papier
175 x 245 cm.

Les grandes aquarelles de l’allemand Martin Dammann présenté par la galerie In Situ m’ont interpelée par leur puissance graphique. L’artiste travaille sur les images et ce qu’elles représentent. Il s’inspire notamment de photographies de la Seconde Guerre mondiale qu’il modifie, ouvrant ainsi le champ des interprétations.

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Michael Borremans, Flesh Tower, huile sur bois, 32,6 x 21 cm.

J’ai aussi apprécié l’univers décalé du Belge Michaël Borremans à la Zeno X Gallery. Grâce à des supports et techniques variés, il met en scène l’absurdité de l’existence, la nature illusoire de nos représentations.

Et vous, avez-vous fait de jolies découvertes ?

Infos pratiques

FIAC 2013, GRAND PALAIS, Paris. Du jeudi 24 au dimanche 27 octobre 2013 de midi à 20 h. 
Nocturne le vendredi 25 jusqu’à 21 h. Plein tarif : 35 euros.

Image en-tête : Iron Tree, Ai Weiwei, 2013 iron 628 x 710 x 710 cm. Courtesy the artist and Neugerriemschneider, Berlin.

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